samedi, février 10, 2007

Photos de la bague... et du pitbull

Spécial dédicace à ma soeurette ;)




mardi, février 06, 2007

Super repas et Super Bowl

Ce week-end, Li-Chin et moi avons été invités par Joy (ma collègue de travail) et son mari Morgan pour le souper de samedi. Je dois vous préciser que Morgan fait près de plus de 170 kilos (350 pounds) et qu'il adore cuisiner.

Morgan est sur le point d'ouvrir une nouvelle pizzeria (façon américaine: principalement axé sur la livraison de pizzas, pâtes, sandwichs, etc avec seulement quelques places assises). c'est encore en plein chantier et il est a tout juste fini de se battre avec toutes les démarches (apparemment, les US ne sont pas meilleur que la Suisse en ce qui concerne les démarches administratives). Avec un peu de chance, j'aurai la chance de déguster une "Banducci's pizza Chicago style" avant mon départ! (Banducci est son nom de famille, qui sonne super bien pour une pizzeria, vous trouvez pas?) Ah oui, sa spécialité sera la pizza "chicago style", qui est celle avec une pâtes épaisse, plein de trucs dessus (il y a même une version couverte avec la sauce tomate sur le dessus qui a l'air absolument incroyable!)... Pas grand chose à voir avec les pizzas que l'on a dans nos pizzerias... mais il sera le premier à en faire des comme ça en Californie du Sud, donc il a de très bonnes chances de succès!

Il faut aussi dire que Morgan est un mec très sympa, très drôle, très social. Je ne me fais donc pas de soucis sur sa capacité à gérer son resto et à faire revenir ses clients.

OK, donc ça s'était l'introduction... on avait donc rendez-vous avec Joy et Morgan pour le souper. Le temps pour nous d'aller récupérer la bague de Li-Chin (ajustée à son doigt) et d'aller grignoter un petit truc dans un café. Petit truc qui s'est avéré 2 fois plus gros que prévu (genre gros cake et 4 boules de glace)...

On est arrivé chez eux en début de soirée, vers 18h30. Julius (leur pitbull super affectueux), Joy et Morgan nous ont accueilli comme des rois! Et qu'est-ce qu'on a bien mangé! La folie! Bruschietta en entrée, pâtes au saumon, salade fraîche avec vinaigre balsamique et home made cheese cake pour le dessert... génial! Mais pour la petite histoire, je n'ai rien pu manger avant dimanche 17h, tellement j'étais plein :) On a vraiment passé une super soirée en leur compagnie. Dommage qu'on soit sur le point de partir... mais bon, ils ont déjà planifié de venir à notre mariage en Suisse en 2008 (si le resto le leur permet).

A part ça, dimanche, c'était le Super Bowl... mon deuxième depuis que je suis arrivé aux US. Et ben je me rends compte que, même si j'aime bien le football américain, le Super Bowl, c'est quand même super chiant! Les pubs n'était même pas exceptionnelles et il y a tellement d'arrêts de jeu que c'est impossible de se sentir très concerné... peut-être qu'en étant dans un sports bar, c'est différent, mais seul à la maison, ça le fait vraiment pas. La bonne nouvelle? Ca me prouve que je ne suis pas (encore) devenu un gros américain moyen ;)

Voilà, j'espère que vous passez une bonne semaine. Et désolé pour le retard (juste 1 jour, c'est déjà mieux que d'habitude, non? ;))

Pour ceux d'entre-vous qui passerons par LA, voici le site internet de Banducci's Pizza: http://www.banduccispizza.com/ (encore en construction à l'heure où j'écris ces lignes)

jeudi, février 01, 2007

Santa Barbara sous la pluie et journée historique

Ce week-end, Li-Chin et moi sommes allé à Santa Barbara. Cette fois, on ne s'est pas arrêté sur la route dans l'énorme Outlet Store qui est subtilement placé sur le chemin de Santa barbara. La dernière fois, on s'était fait avoir et ça nous avait tellement retardé qu'on n'avait finalement pas pu atteindre notre destination.

Mais non, cette fois, on y est allé! Résultat?

1) Il pleuvait des cordes

2) On a visité le "Courthouse" à l'architecture des années 20 inspirée du moyen-âge espagnol (ou quelques chose comme ça). C'est à la fois super kitch et plutôt cool. Difficile à décrire, donc je vous mets quelques photos (les seules que j'ai pu prendre, parce que j'avais oublié de charger mon appareil et Li-Chin avait oublié de remettre la baterie dans le sien... bien joué les gars! ;))









3) Je me suis pris un PV de 35 dollars parce qu'à Santa Barbara il n'est pas permis de se parquer devant des trotoires peints en blancs alors qu'à LA on peut le faire. Et va essayer de parler à un flic américain! Il y en avait un dans sa voiture quand on est arrivé, j'ai donc essayé d'aller le voir. Sa réponse "J'étais justement en train de vous en mettre une autre... celle-ci n'est de toute manière pas de moi...". Traduction: rien à foutre, n'essaie même pas de venir me parler et m'expliquer que tu es de bonne foi, que tu ne dérangeais personne et que tu n'avais aucun moyen de savoir que tu devais pas te parquer ici. Bonjour la sympathie... tout ce qu'il fallait pour que Li-Chin et moi soyons bien saoulés!

4) On a visité la Mission de Santa Barbara (l'une des premières sur la côte ouest construite par les espagnols). C'était assez cool d'y refaire un saut (j'y étais venu il y a 10 ans avec mes parents et ma soeur et m'en souvenais un tout petit peu).

5) On a mangé dans un resto italien plutôt bon

6) Et finalement on est rentré.

A la base, on pensait aller se promener sur le Pier et sur la plage (il paraît que c'est vraiment charmant), mais les trombes d'eau qui tombaient nous ont un peu refroidit... dommage, mais c'est comme ça.

On s'est rattrapé dimanche: le temps était couvert (mais pas pluvieux) et on en a profité pour aller se promener sur le Pier de Huntington Beach. Cela faisait un bon moment qu'on n'y était pas retourné et c'est vraiment un endroit qu'on adore. Les vagues, les surfeurs, le fast-food (au bout tu Pier), une super atmosphère.

Et c'est à cet endroit que j'ai sorti la bague de fiançaille que j'avais acheté quelques jours avant et que j'ai fait ma demande à Li-Chin. Et elle a dit oui! Je suis donc depuis dimanche (28 janvier, journée historique) officiellement fiancé à Li-Chin Huang! :) Que du bonheur! Je suis sûr que certains d'entre-vous ont de la peine à y croire, mais je vous jure que je ne plaisante pas! Je lui ai vraiment fait ma demande et elle a vraiment dit oui. Mariage prévu pour été 2008, donc tranquille, vous avez encore le temps ;)

Sur ce, je vous laisse. Si vous avez tout lu et que vous avez des questions ou commentaires sur la dernière partie de ce message (la seule partie qui doit être un peu intéressante), n'hésitez pas à me les envoyer par e-mail.

Bonne fin de semaine et, promis, ce week-end j'essayerai de mettre à jour mon blog dans les temps!

P.S. Mon mac marche super bien, après l'installation du nouveau disque dur (150 Giga) et la restauration de l'intégralité de mes données (absolument tout! Je n'ai rien perdu ;))

mardi, janvier 23, 2007

Last night a Genius saved my Mac (sing it)

Comme je vous le disais, mon PowerBook G4 a eu la bonne idée de rentre l'âme la semaine passée. Verdict: disque dur raide. En fait, j'essayais de graver le DVD de la fête d'Halloween de chez mon client. J'ai eu quelques messages me disant que mon disque était presque plein. J'ai donc fait de la place et suis parti travailler.

Mais en rentrant le soir, mon ordinateur était gelé. Impossible de le redémarrer. Je l'ai donc amener au Genius Bar de l'Apple Store de South Coast Plaza. Je ne connaissais pas, mais le Genius Bar est en fait le bar d'aide et de conseils des Apple Store. Il faut réserver sa place (en utilisant le service de "concierge", comme dans un grand hôtel) et ensuite on se pointe avec notre ordi. Et un mec derrière le bar nous aide à résoudre nos soucis...
[Note à mon père: ils ont récupéré ton idée du Bar à Mac. A ta place je leur fouterai un procès aux fesses, façon américaine ;)]

Donc voilà, je me pointe avec Li-Chin un peu désespéré mais avec un gros espoir qu'ils me sauvent la vie (vous me connaissez, je suis du genre positif et optimiste). Mais la malchance a voulu que je me retrouve en face du plus détestable des employés d'Apple monde! Je vous jure que je n'en revenais pas! Il était totalement antipathique, n'a pas vraiment essayé de m'aider, ne me montrais pas ce qu'il faisait, ne me donnait pas de conseils, ... pour finalement me dire "dommage, ton disque dur est mort: ça coûte 350 dollars pour en mettre un nouveau et si tu veux récupérer tes données, ça coûte 1'100 dollars de plus et c'est pas fait par nous". J'y croyais pas, j'étais sous le choc... et le fait que celui qui me l'annonce n'ait pas vraiment essayé de faire quelque chose me rendait fou. P'tain j'avais la haine! Sa race! :D

Bref, je me suis dis qu'avant de dépenser 1'500 dollars, il fallait essayer quelque chose d'autre. Du coup, j'ai repris un deuxième rendez-vous dans l'Apple store de Fashion Island (l'autre shopping Mall pas trop loin de chez nous). Et ben c'est la meilleure idée que j'ai eu depuis bien longtemps! Le mec était super sympa, très compétent et a tout fait pour m'aider: il m'a récupéré 30Go de données (je suppose que c'est à peu près tout ce que j'avais sur mon disque... du moins je l'espère), m'a donné un site web où commander 2 disques de 150Go pour 80 dollars chacun (1 pour mon ordi, 1 pour mes sauvegardes, parce que dorénavant je vais faire des backups régulièrement, croyez-moi!) et m'a même donné l'adresse d'un centre de service où ils peuvent me monter le disque dans mon PowerBook. Bref, la grande classe. Et tout ça avec une super bonne humeur bien Californienne et en servant 2 ou 3 autres clients en même temps... quand je vous parlais d'un bar, ça y ressemble vraiment!

A ce stade, je n'ai pas encore reçu mes nouveaux disques (devraient arriver demain), mais tout semble bien se présenter... le seul problème que je vois à ce stade, c'est que je n'ai pas les CDs d'installation avec moi (système, applications). On verra comment je peux faire quand je récupère mes données.

Morale de l'histoire: il ne faut jamais désespérer et toujours essayer plusieurs fois avant de se résoudre à quelque chose qui peut ressembler initiallement à une fatalité.

Voilà, à part ça tout continue à bien se passer pour nous ici. On a été voir The Holiday ce week-end et c'est un parfait film romantique à voir en couple (genre Notting Hill ou Love Actually), on a été se balader sur Balboa Island et on a passé une journée avec Vicki (l'amie de Li-Chin) avant qu'elle ne reparte pour Taiwan. Bref, tout roule!

J'espère que pour vous c'est pareil. Bonne semaine à tous et à bientôt.

P.S. J'ai oublié de vous dire que l'ordi de Li-Chin a aussi eu quelques soucis récemment (décidément, bonjour la chance ;)): le câble d'alimentation a grillé et du coup elle ne peut plus l'utiliser jusqu'à ce qu'on reçoive le nouveau câble qu'on a commandé sur un site web. Problème: on a reçu le mauvais et maintenant on doit attendre qu'ils nous renvoient un nouveau... super :S

... mais mon Mac l'est (ou presque)

Ceci explique aussi pourquoi je n'ai pas mis à jour mon blog (la bonne excuse! ;)). je n'ai plus de mac à l'appart... Et ne voulant pas prendre trop de temps au bureau pour mettre à jour mon blog, je vous raconterai tout ça ce soir, quand je rentre.

Mais en résumé: le disque dur de mon mac est mort et j'ai bien failli tout perdre... mais finalement, il semble qu'il y ait de bonnes chances pour que je récupère mes données. A voir.

Je vous en dirai un peu plus tout à l'heure.
A+

lundi, janvier 15, 2007

Non, je ne suis pas mort... :)

Je sais, je sais... j'aurai dû vous donner des nouvelles depuis un moment. Vous avez parfaitement raison et je m'excuse de ce retard.

Me voici donc de retour après 2 semaines assez occupées en Suisse (bien que pas aussi "pleines" que la dernières fois, ceci pour 2 raisons principales: l'absence de Li-Chin et les Fêtes qui coupent ces 2 semaines de jours off où tout est fermé et où personne n'est dispo) et 1 semaine passée aux US.

Retour au boulot, avec une certaine dose de stress étant donné que je dois préparer mon départ pour l'Australie et "transférer" le bébé à mon successeur. Ces prochaines semaines risquent d'être assez extrêmes, c'est moi qui vous le dit!

A part ça, rien d'extraordinaire... le bonheur de retrouver Li-Chin (bonheur partagé, croyez-moi, étant donné qu'elle a passé les 2 semaines entre Noël et Nouvel-An toute seule ici), le retour devant la télé pour regarder les matchs des Lakers (la honte, je sais), le retour sur les freeways californiennes, le retour dans les supermarchés asiatiques et les shopping malls à dimension suréalistes... bref, le retour à ma petite vie de Californien ;)

Mais je voulais aussi vous faire partager un truc que j'ai vu à la télé l'autre jour. C'était une émission sur MSNBC qui parlait du "nouveau" plan de Bush concernant l'Iraq... et ben le bon vieux W, il s'en est prit plein les dents! Le présentateur du show "Countdown" est Keith Olbermann et il ne mâche pas ses mots... et apparemment, cela fait un moment que cela dure! Pour ceux d'entre-vous qui comprennent l'anglais, voici le discours de l'autre jour... édifiant!
(Vous pouvez cliquer ici pour voir la page web et la vidéo du message en question)

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Bush's legacy: The president who cried wolf
Olbermann: Bush's strategy fails because it depends on his credibility

Only this president, only in this time, only with this dangerous, even messianic certitude, could answer a country demanding an exit strategy from Iraq, by offering an entrance strategy for Iran.

Only this president could look out over a vista of 3,008 dead and 22,834 wounded in Iraq, and finally say, “Where mistakes have been made, the responsibility rests with me” — only to follow that by proposing to repeat the identical mistake ... in Iran.

Only this president could extol the “thoughtful recommendations of the Iraq Study Group,” and then take its most far-sighted recommendation — “engage Syria and Iran” — and transform it into “threaten Syria and Iran” — when al-Qaida would like nothing better than for us to threaten Syria, and when Iranian President Mahmoud Ahmadinejad would like nothing better than to be threatened by us.

This is diplomacy by skimming; it is internationalism by drawing pictures of Superman in the margins of the text books; it is a presidency of Cliff Notes.

And to Iran and Syria — and, yes, also to the insurgents in Iraq — we must look like a country run by the equivalent of the drunken pest who gets battered to the floor of the saloon by one punch, then staggers to his feet, and shouts at the other guy’s friends, “Ok, which one of you is next?”

Mr. Bush, the question is no longer “what are you thinking?,” but rather “are you thinking at all?”

“I have made it clear to the prime minister and Iraq’s other leaders that America’s commitment is not open-ended,” you said last night.

And yet — without any authorization from the public, which spoke so loudly and clearly to you in November’s elections — without any consultation with a Congress (in which key members of your own party, including Sens. Sam Brownback, Norm Coleman and Chuck Hagel, are fleeing for higher ground) — without any awareness that you are doing exactly the opposite of what Baker-Hamilton urged you to do — you seem to be ready to make an open-ended commitment (on America’s behalf) to do whatever you want, in Iran.

Our military, Mr. Bush, is already stretched so thin by this bogus adventure in Iraq that even a majority of serving personnel are willing to tell pollsters that they are dissatisfied with your prosecution of the war.

It is so weary that many of the troops you have just consigned to Iraq will be on their second tours or their third tours or their fourth tours — and now you’re going to make them take on Iran and Syria as well?

Who is left to go and fight, sir?

Who are you going to send to “interrupt the flow of support from Iran and Syria”?

Laura and Barney?

The line is from the movie “Chinatown” and I quote it often: “Middle of a drought,” the mortician chuckles, “and the water commissioner drowns. Only in L.A.!”

Middle of a debate over the lives and deaths of another 21,500 of our citizens in Iraq, and the president wants to saddle up against Iran and Syria.

Maybe that’s the point — to shift the attention away from just how absurd and childish this latest war strategy is, (strategy, that is, for the war already under way, and not the one on deck).

We are going to put 17,500 more troops into Baghdad and 4,000 more into Anbar Province to give the Iraqi government “breathing space.”

In and of itself that is an awful and insulting term.

The lives of 21,500 more Americans endangered, to give “breathing space” to a government that just turned the first and perhaps the most sober act of any democracy — the capital punishment of an ousted dictator — into a vengeance lynching so barbaric and so lacking in the solemnities necessary for credible authority, that it might have offended the Ku Klux Klan of the 19th century.

And what will our men and women in Iraq do?

The ones who will truly live — and die — during what Mr. Bush said last night will be a “year ahead” that “will demand more patience, sacrifice, and resolve”?

They will try to seal Sadr City and other parts of Baghdad where the civil war is worst.

Mr. Bush did not mention that while our people are trying to do that, the factions in the civil war will no longer have to focus on killing each other, but rather they can focus anew on killing our people.

Because last night the president foolishly all but announced that we will be sending these 21,500 poor souls, but no more after that, and if the whole thing fizzles out, we’re going home.

The plan fails militarily.

The plan fails symbolically.

The plan fails politically.

Most importantly, perhaps, Mr. Bush, the plan fails because it still depends on your credibility.

You speak of mistakes and of the responsibility “resting” with you.

But you do not admit to making those mistakes.

And you offer us nothing to justify this clenched fist toward Iran and Syria.

In fact, when you briefed news correspondents off-the-record before the speech, they were told, once again, “if you knew what we knew … if you saw what we saw … ”

“If you knew what we knew” was how we got into this morass in Iraq in the first place.

The problem arose when it turned out that the question wasn’t whether we knew what you knew, but whether you knew what you knew.

You, sir, have become the president who cried wolf.

All that you say about Iraq now could be gospel.

All that you say about Iran and Syria now could be prescient and essential.

We no longer have a clue, sir.

We have heard too many stories.

Many of us are as inclined to believe you just shuffled the director of national intelligence over to the State Department because he thought you were wrong about Iran.

Many of us are as inclined to believe you just put a pilot in charge of ground wars in Iraq and Afghanistan because he would be truly useful in an air war next door in Iran.

Your assurances, sir, and your demands that we trust you, have lost all shape and texture.

They are now merely fertilizer for conspiracy theories.

They are now fertilizer, indeed.

The pile has been built slowly and with seeming care.

I read this list last night, before the president’s speech, and it bears repeating because its shape and texture are perceptible only in such a context.

Before Mr. Bush was elected, he said nation-building was wrong for America.

Now he says it is vital.

He said he would never put U.S. troops under foreign control.

Last night he promised to embed them in Iraqi units.

He told us about WMD.

Mobile labs.

Secret sources.

Aluminum tubes.

Yellow-cake.

He has told us the war is necessary:

Because Saddam was a material threat.

Because of 9/11.

Because of Osama Bin Laden. Al-Qaida. Terrorism in general.

To liberate Iraq. To spread freedom. To spread Democracy. To prevent terrorism by gas price increases.

Because this was a guy who tried to kill his dad.

Because — 439 words in to the speech last night — he trotted out 9/11 again.

In advocating and prosecuting this war he passed on a chance to get Abu Musab Al-Zarqawi.

To get Muqtada Al-Sadr. To get Bin Laden.

He sent in fewer troops than the generals told him to. He ordered the Iraqi army disbanded and the Iraqi government “de-Baathified.”

He short-changed Iraqi training. He neglected to plan for widespread looting. He did not anticipate sectarian violence.

He sent in troops without life-saving equipment. He gave jobs to foreign contractors, and not Iraqis. He staffed U.S. positions there, based on partisanship, not professionalism.

He and his government told us: America had prevailed, mission accomplished, the resistance was in its last throes.

He has insisted more troops were not necessary. He has now insisted more troops are necessary.

He has insisted it’s up to the generals, and then removed some of the generals who said more troops would not be necessary.

He has trumpeted the turning points:

The fall of Baghdad, the death of Uday and Qusay, the capture of Saddam. A provisional government, a charter, a constitution, the trial of Saddam. Elections, purple fingers, another government, the death of Saddam.

He has assured us: We would be greeted as liberators — with flowers;

As they stood up, we would stand down. We would stay the course; we were never about “stay the course.”

We would never have to go door-to-door in Baghdad. And, last night, that to gain Iraqis’ trust, we would go door-to-door in Baghdad.

He told us the enemy was al-Qaida, foreign fighters, terrorists, Baathists, and now Iran and Syria.

He told us the war would pay for itself. It would cost $1.7 billion. $100 billion. $400 billion. Half a trillion. Last night’s speech alone cost another $6 billion.

And after all of that, now it is his credibility versus that of generals, diplomats, allies, Democrats, Republicans, the Iraq Study Group, past presidents, voters last November and the majority of the American people.

Oh, and one more to add, tonight: Oceania has always been at war with East Asia.

Mr. Bush, this is madness.

You have lost the military. You have lost the Congress to the Democrats. You have lost most of the Iraqis. You have lost many of the Republicans. You have lost our allies.

You are losing the credibility, not just of your presidency, but more importantly of the office itself.

And most imperatively, you are guaranteeing that more American troops will be losing their lives, and more families their loved ones. You are guaranteeing it!

This becomes your legacy, sir: How many of those you addressed last night as your “fellow citizens” you just sent to their deaths.

And for what, Mr. Bush?

So the next president has to pull the survivors out of Iraq instead of you?


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Et vlan! Pas mal hein? En ce qui me concerne, ça faisait juste plaisir d'entendre un mec dire ça à la télé américaine. Content de voir qu'il n'y a pas que des Fox News qui poussent à la guerre, mais qu'il y a aussi des mecs qui réfléchissent et qui disent tout haut ce qu'ils pensent.

C'est aussi ça les Etats-Unis: le pays de la liberté d'expression.

Sur ce, "Good Night. And good luck"