Avoir Li-Chin avec moi ici pendant une année a été un bonheur quotidien: quelqu'un qui m'accueille avec le sourire quand je rentre d'une journée pénible, me faisant instantanément oublier mes soucis; quelqu'un qui m'écoute et me comprend quand il y a des trucs qui me saoulent; quelqu'un qui est toujours prêt à m'épauler et à me faire me sentir mieux; quelqu'un qui me demande 4 fois dans la soirée si je veux qu'elle me cuisine quelque chose; quelqu'un avec qui je peux tout partager; quelqu'un qui me laisse des messages tendres quand je m'y attend pas; quelqu'un qui me dit "I love you" tous les jours... Bref, quelqu'un qui m'apporte beaucoup, beaucoup. Jamais quelqu'un ne m'avait fait sentir que je suis à ce point important dans sa vie.
Je sais qu'on se voit dans 2 semaines et demi (quand je passerai lui dire bonjour à Taiwan sur ma route pour l'Australie), mais il n'empêche que mon coeur est triste ce soir. Ce sentiment de vide et de solitude est quelque chose d'assez nouveau pour moi. En fait, c'est (je pense) simplement parce que la force de mes sentiments pour Li-Chin est également quelque chose de nouveau pour moi. Je dois avouer qu'aimer à ce point est quelque chose d'inédit dans l'histoire Sylvanesque.
Avant de partir, Li-Chin avait envie de dire au revoir à ses amis. Nous avons donc été manger mardi avec Julie et Altaf (le copain de Janko (aucune ideé de comment ça s'écrit) qui elle est repartie au Japon il y a quelques mois). Mercredi, c'était au tour de Tan et Udji (aucune idée non-plus... décidemment ces prénoms Japonais ;)) de partager un barbecue coréen avec nous. 2 soirées très sympas avec des gens aux caractères très différents. Vendredi, c'était "mes" collègues qui voulaient lui dire au revoir (à moins que ce n'était pour voir la bague ;)): Aaron, sa femme, leur fils (3 ans), Joy et Morgan se sont joint à nous pour le repas de midi. Une autre atmosphère mais tout autant de bonheur...
Au passage, je dois dire que Li-Chin gère ses adieux plus facilement que moi. Je pense qu'est plus habituée que moi à "partir". En ayant travaillé plusieurs années au club Med, elle est déjà passée par ce genre de moments et apparemment les prend avec pas mal de philosophie.
Pour moi, c'est assez terrible, après une année, de devoir dire au revoir. C'est bizarre de réaliser qu'on a très peu de chance de revoir ces gens avec qui on a pourtant partagé pas mal de temps. Non pas parce qu'on ne s'entend pas avec eux, mais juste parce que la planète est trop grande... d'un côté c'est une chance de faire ce genre de rencontres, d'un autre côté c'est très frustrant et triste de devoir les quitter. Notre avantage, c'est qu'avec notre mariage en été 2008, on aura peut-être la chance d'en voir certains... on verra bien ce que la vie nous réserve, mais ce serait vraiment une immense joie de les revoir à cette occasion!
Donc voilà, après des au revoirs déchirants à l'aéroport (Je déteste vraiment ces moments! Et je m'y fais toujours pas!), je me retrouve donc tout seul dans notre appartement. Les murs sont vides de posters et la décoration est celle des premiers jours (donc assez moche), étant donné que je dois le libérer le 15 (date initiale de mon départ). J'irrai ensuite pour 2 semaines dans un autre endroit (genre aparthotel) en attendant mon départ des US.
Mon départ sera un mélange de tristesse (l'au-revoir à mes amis) et de réjouissement (revoir Li-Chin, visite à Taiwan, nouveau projet en Australie). Décidément, la vie de globtrotter est riche en émotions...
Je vous mets quelques photos ci-dessous et je vais aller me préparer un truc à manger... que je mangerai seul devant ma télé... quand je vous disais que mon appartement a perdu son âme...
Zoom sur la bague...



... et le grand départ...


1 commentaire:
P'tain, t'as failli me faire pleurer!
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